FRANÇOISE NAVEZ-BOUCHANINE

Sociologue, Professeur et Chercheur

Travaux sur Internet ou sur CD
« Effets sociaux des dispositifs spatiaux », Conférence UNCHS, Marrakech, Octobre 2001.
 www. Unchs.org/ifup/conf/Navez-Bouchanine.

En s'appuyant sur les résultats du bilan empirique réalisé dans le cadre de l'évaluation de la politique d'intervention en bidonvilles (cf. référence 3), l'article met en évidence les effets de diffraction sociale entraînés par toutes les formes d’intervention menées jusque là au Maroc ainsi que le caractère cumulatif des effets positifs comme négatifs qu’entraînent ces dispositifs. Il montre aussi dans quelle mesure les populations les plus fragiles, dont la part est variable selon les projets, continuent à échapper à toute tentative d’amélioration interne. Il « revisite » dès lors trois conditions de changement dans les politiques d'habitat pour les pauvres: une prise en compte du social moins théorique, moins “ administrative ”, plus effective et plus productive de mesures adaptées, dans l’identification, la réalisation et le suivi des projets ; le couplage des projets d’habitat avec des actions permettant une meilleure intégration socio-économique; la recherche de modes de décision favorisant de manière plus concrète et plus efficace la participation des différents acteurs impliqués et concernés par ces interventions au niveau local de manière à mieux les enraciner dans leurs “ mondes ” social, économique et institutionnel .

« Effets sociaux des politiques urbaines, bilan et perspectives », CD du colloque international de Casablanca Les pratiques émergentes pour l'habitat des plus démunis , Juin 2002.

L'article part de deux constats : d'une part, les interventions en faveur des bidonvilles et les politiques adressées à l'habitat pour les plus pauvres posent des problèmes qui ont une face visible mais elles ont surtout beaucoup d'effets dont la visibilité n'est pas toujours assurée,dont nombre d'effets sociaux dont les répercussions à moyen et long terme sont pourtant évidents; d'autre part, des politiques d'habitat et de développement urbain affichant leur vocation d'amélioration des conditions de vie des populations devraient appeler des évaluations centrées sur ces effets sociaux entendus au sens large, ce qu'elles continuent à négliger ou traiter de manière très rare. On peut en effet se demander si les intentions affichées sont réellement traduites en acte et si elles ont toujours réellement été au centre des préoccupations des interventions en bidonville. Pour illustrer ce point de vue, l'article s'appuie sur les éléments tirés d'une revue de la question à un niveau international ( corpus: documents de projets, évaluations institutionnelles, évaluations académiques) et aborde ensuite les éléments majeurs tirés des travaux menés au Maroc dans le cadre de l'évaluation des politiques urbaines (bilan critique et empirique).

FRANÇOISE NAVEZ-BOUCHANINE • Sociologue, Professeur et Chercheur • bouchanine@menara.ma